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Des silhouettes
dans l'atelier

À propos de l'auteur.

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le blog note de Laurent Nicolas  site le voleur de silhouettes

Quelques toiles de Laurent Nicolas soulignées d'un court récit. 
Ces paragraphes constituent le journal de bord d'un voleur de silhouette. 

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nuits off laurent nicolas
le voleur de silhouettes laurent nicolas

Retrouvez ici les ouvrages de Laurent Nicolas publiés sous forme de Nouvelles et de courts récits. 
Lisez de larges extraits en téléchargement gratuit.  

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Des silhouettes dans l'art

Créateurs et artistes ont abordés les silhouettes dans leurs oeuvres : visite sous influences de cet univers.

BLOG
  • Laurent Nicolas
  • 1 mai 2024
  • 1 min de lecture



 Recherche dans le cadre de la Série : Une époque sombre



aube

J’ai longtemps cru que le matin ne m’aimait pas, qu’il me délaissait encore engourdit de mes rèves pour s’occuper du monde, des autres. Je n’étais pour lui, qu’une ombre claire contournant des édifices fragiles, survolant un par un, les liens qui me retenaient à des souvenirs douloureux de la veille. Je croyais le matin ennemi du peintre. À part, sans doute, du Caravage qui fut le dompteur de la lumière de l’aube. Il est l’exception dont on fait les règles. 

Aujourd’hui le matin est entré dans l’atelier comme un animal silencieux se glisse dans une maison, impatient du chant de la cafetière et de l’odeur du café. Ce matin est venu avant la froideur de la pluie tandis que je rallume le feu dans la cheminée. Une impression de déjà vu, de répétition, des dizaines de romans seront écrits pour décrire cet instant, des poèmes lus. Ce matin, alors que la maison dort encore, je suis descendu à l’atelier, ici l’alchimie des toiles blanches et de pigments odorants semble pétrifiée.

Je garderai cette aimable douleur en moi-même, j'en ferai des réserves. Alors ce matin : je vais en faire une toile…

  • le voleur de silhouettes
  • 1 mai 2024
  • 1 min de lecture


" A vrai dire, comment se souvenir du temps où l'on n'existait pas ? Il nous semble que nous vivons depuis la création. C'est ce qui fait qu'il nous est si dur de mourir avant que le monde ne disparaisse." Herman Melville






L'arbre - Acrylique sur toile 80 X 80  Recherche dans le cadre de la Série : Une époque sombre

Revenir aprés des mois d'absences, retrouver Paris et ses artères qui se colmatent aux heures de pointes. Des embolies citadines qui font l’odieuse et belliqueuse géographie urbaine. En s’engouffrant dans la bouche du métro : participer d’un charnier enchevêtré de passager dans un transport collectif à l’agonie, étouffer et penser à Moby-Dick* . que faire ? Remonter en apnée à la surface ? Sortir du ventre de la baleine pour retrouver l'air pur ? Mais là, en lieu et place de l'oxygène tant attendu : l'éther.. Tout être censé aurait dû prendre la fuite et cesser ce combat perdu d'avance.



* Mais qui s’intéresse au fait que le personnage de Moby-Dick : le capitaine Achab se décompose physiquement, consumé par le désir de vengeance ? On ne se souvient que du combat, l’échec ou la victoire.

On raconte que Herman Melleville fut obsédé par un de ces derniers poèmes, le reprenant plusieurs fois, pour en définitive le développer et en faire une nouvelle, puis un roman. Avec des périodes d'interruption, il y consacra plusieurs années, n'arrêtant d'y travailler qu'en avril 1891 quelques mois avant sa mort.

  • le voleur de silhouettes
  • 1 mai 2024
  • 1 min de lecture

Je me souviens avoir volé la silhouette d’une fille sur la plage, un dimanche au Lagon. Elle était venue parler longuement, comme si le fait de dessiner son ombre sur ce monde impliquait d'en faire aussi une histoire. Une vie en tropique, sur une île que d’aucuns imaginent paradisiaque et qu’elle rêvait de quitter. La nuit s’était doucement allongée sur la plage en lieu et place des baigneurs. Nous avions pris le temps de regarder le soleil disparaitre dans l’océan indien avant de nous séparer comme si nous nous connaissions depuis toujours, puis de repartir chacun de notre côté de planète. Je me rappelle quelques heures d’avion plus tard avoir kidnappé les contours d’une femme à une terrasse de café à Paris. Elle téléphonait à un homme qu’elle n’arrivait pas à quitter.

Elle aussi voulait partir ailleurs. Elle aussi racontait qu’elle avait un train à prendre. Ses yeux étaient d’autres possibles qu’il fallait que j’écrive avec les traits de son visage.

Ce sont ces instants qui m’intéressent, ils tendent à démontrer que nous construisons notre légende personnelle à coups de légers arrangements avec la réalité, que l’ailleurs idéal est celui que nous bâtissons, et non celui recherché.

Ce sont ces ailleurs qui ressemblent à mes silhouettes croisées, « laissées pour traces », que je veux partager.

Mars 2015 pour la revue Dissonances en 2015 En 2018 en avant propos de l'ouvrage 0pus dont vous pouvez télécharger les 60 premières pas ici et retrouver de nombreux dessins numériques de la série.





Je me souviens avoir volé la silhouette d’une fille sur la plage, un dimanche au Lagon. Elle était venue parler longuement, comme si le fait de dessiner son ombre sur ce monde impliquait d'en faire aussi une histoire.






Toutes ces traces ont été publiées sur le site www.malaxi.net




Ancre 1
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